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samedi, octobre 25, 2008

Serge Gainsbourg : un pilleur de haut vol

Serge Gainsbourg, portrait d'un pilleur de haut vol

Puisant thèmes et mélodies chez Chopin ou Dvorak, il a su comme personne accommoder classique et « art mineur ». Extraits.

Gainsbourg par Patrick Pertrand

Il aurait eu 80 ans cette année. Une expo à Paris à la Cité de la Musique, une autre à Lille, racontent cet esthète touche à tout et tour à tour peintre, pianiste, pyromane, chanteur, acteur, écrivain, cinéaste magnifique qui a écrit ses plus belles chansons en se souvenant de Brahms, Chopin, Grieg ou Dvorak. Et des femmes, bien entendu.

1958. Interview publiée avec le premier disque de Serge Gainsbourg, « Du Chant à la Une ! » où figure « Le poinçonneur des lilas »:
- Si vous n'aviez pas été vous, qui auriez-vous aimé être?
- Le marquis de Sade (réponse immédiate). Robinson Crusoé (après réflexion).
- Votre phrase préférée de Baudelaire?
- L'étrangeté est une des parties intégrantes du beau.
- Sur une île déserte vous emporteriez...
- 7 livres: « Une vieille maîtresse » de Barbey d'Aurevilly, les poésies de Catulle, « Don Quichotte » de Cervantès, « Adolphe » de Benjamin Constant, « Les Contes fantastiques » de Poe, les contes de Grimm et de Perrault.
- 5 disques: Schönberg, Bartok, Johnnie Ray, Stan Kenton, Ray Conniff.
- 5 femmes: Mélisande, Ophélie, Peau d'âne, une manucure, Vivien Leigh. Et un blue-jean.
Tout est là: la provoc, les femmes, la musique classique (pas la plus facile). Et le blue jean...
Frédéric Chopin côtoie Sid Vicious sur un Steinway
Sur son Steinway, quelques années plus tard, un portrait de Frédéric Chopin côtoiera une photo de Sid Vicious. D'un côté, le plus romantique des compositeurs romantiques, de l'autre le plus punk des musiciens punks. D'un côté, la tradition et les exigences de la musique classique représentées par le piano et Chopin, de l'autre, la dérision, la rebellion, l'autodestruction, avec Sid Vicious, le bassiste des Sex Pistols mort à 22 ans d'une overdose d'héroïne.

Chopin, dont il s'est servi pour au moins trois chansons:
  • « Lemon incest » (1984, chanté par Charlotte et Serge), c'est l'Etude n°3 op.10
  • Dépression au dessus du jardin (chanté par Catherine Deneuve), c'est l' »Etude en fa mineur n°10
  • Jane B (1969, chanté par Jane Birkin), c'est le Prélude pour piano n°4 en mi mineur
Ecoutons ce qu'a fait Gainsbourg de l'original:


Jane B, Jane Birkin


Chopin - Prélude pour piano n°4. Nikolai Lugansky, piano
Rue Chaptal, chez les Ginsburg, le petit Lucien, né en 1928, entend sur le phonographe de la maison des disques de Stravinsky, Bartok, Berg, Debussy, Chostakovitch, Prokofiev, et bien sûr, Chopin...
Son père, Joseph, qui vit en France depuis qu'il a fui la Crimée avec sa mère, est pianiste et peintre. C'est ce que deviendra exactement Lucien Ginsburg, une fois qu'il sera Serge Gainsbourg. Serge, parce que ça fait russe. Un a et un o rajoutés à son nom, en souvenir de tous ses profs du lycée qui ont écorché son patronyme.
Une symphonie pour rompre avec Brigitte Bardot
Ecoute-t-il alors la Symphonie n°9 dite du Nouveau Monde de Dvorak? En tout cas c'est le thème du premier mouvement que l'on entend dans Initials BB (1968), la chanson qu'il écrit lors de sa rupture avec Brigitte Bardot (le thème survient au bout de deux minutes):



Initials BB, Serge Gainsbourg


Dvorak - Symphonie du Nouveau Monde (1er mouvement), Orchestre Philharmonique tchèque, Vaclav Talich (chef d'orchestre)
Il s'ennuie au lycée ; son père l'inscrit à l'Académie Montmartre que dirige Fernand Léger (Lucien, qui le déteste, l'appelle le lourd...). Il passe ses journées au Louvre à copier des tableaux de maîtres. Puis c'est la guerre, l'exode à Limoges. De retour à Paris, il entre aux Beaux Arts, tout en suivant des cours de solfège et d'harmonie à l'Ecole normale de musique Alfred Cortot. La nuit, il joue du piano dans les bars.
En 1953, il jette ses pinceaux et détruit toutes ses toiles: il ne sera pas peintre, il s'en sent incapable.
« Un soir, j'encaisse Boris Vian, blême sous les projos »
« Un soir, au Milord, je vois Boris Vian. J'encaisse ce mec, blême sous les projos, balançant des textes ultra-agressifs devant un public sidéré. Ce soir-là, j'en ai pris plein la gueule. C'est en l'entendant que je me suis dit: Je peux faire quelque chose dans cet art mineur...

Serge gainsbourg par stan wiezniak

Cet art mineur, il a su l'accommoder comme personne avec l'art majeur, puisant thèmes et mélodies dans la musique classique. Lost song (1987, chanté par Birkin) emprunte à la « Chanson de Solveig » d'Edvard Grieg ; « Charlotte forever » (1986, chanté par Charlotte et Serge), c'est l'« Andantino pour piano n°5 » de Khatchaturian; « Requiem pour un con » (Serge, 1968) pique le finale de la « Symphonie du Nouveau Monde » de Dvorak ; « Baby alone in Babylone », nouvelle chanson de rupture, cette fois avec Jane Birkin, c'est le 3ème mouvement de la « Troisième symphonie » de Brahms...


Baby Alone in Babylone, Jane Birkin



Brahms - Symphonie n°3 (3e mouvement). Orchestre philharmonique de Berlin, Wilhelm Furtwängler (chef d'orchestre)
Un sens du rythme incroyable, un sens du mot prodigieux, un sens du collage et du pastiche ébouriffant: le texte d'Initials BB », c'est « Le Corbeau » (1845), un poème d'Edgar Poe revu et corrigé par Serge Gainsbourg. Le tout sur la « Symphonie du Nouveau Monde » de Dvorak. Et cela sonne comme du Gainsbourg. En réalité, c'est du Gainsbourg.
Comment aurait-il pu le savoir, écrasé qu'il était par ses maîtres « majeurs », ici Poe et Dvorak, alors qu'il se pensait « mineur »? Comment n'aurait-il pas été perdu dans le dédale protéiforme de ses talents?
De tout ça, il est mort, à 63 ans, en 1991. Dans un nuage de fumée...
Sources complémentaires :

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jeudi, février 28, 2008

20 publicités habilement repompées

On peut lire dans la presse ou sur le web épisodiquement mais invariablement, des commentaires railleurs sur des publicités plagiant sans scrupule notre patrimoine culturel. Ces mêmes journalistes ou blogueurs diffusent et renforcent la confusion ambiante entre copie, plagiat et parodie. Le moment est venu de redéfinir ces notions.

Splendeur et décadence de la créativité publicitaire : entre copie formatrice, plagiat crapuleux et allusion parodique...

Ces 20 publicités sont-elles habilement ou
honteusement repompées ?



Read this doc on Scribd: 20 publicités honteusement repompées



Qu’est-ce que le plagiat véritablement ?

Le plagiat désigne habituellement le vol de la propriété intellectuelle – qui se traduit en copyrights pour les produits artistiques et scientifiques et en brevets pour les produits techniques et économiques. Les productions de la littérature bien sûr, mais aussi de la peinture, de l’architecture, des arts plastiques, de la biotechnologie ou de l’ingénierie sont ainsi concernés.

La définition consacrée du plagiat s’articule autour de deux critères :

• le plagiat est une copie conforme
• il est intentionnellement dissimulé

Une caractéristique supplémentaire en complète la définition : le plagiat est largement blâmé, quand il n’est pas condamné. Cette définition semble cependant trop restrictive, pour deux raisons au moins : 1°) le plagiat ne se confond pas avec la copie ; 2°) la définition du plagiat mérite d’être élargie à d’autres formes que la copie conforme.

Du plagiat à la copie

Plagiat n’est pas copie. L’exercice de la copie se subdivise en procédures d’apprentissage d’une part, et en récupérations variées et protéiformes (citation, collage) d’autre part.

Or, la perception de la copie dans les pratiques artistiques ou dans la pratique publicitaire diffère considérablement, leurs intentions et leurs implications étant dissemblables. Dans un esprit formateur similaire à la pratique artistique, les plus grands publicitaires ont encouragé et encouragent encore leurs disciples à les imiter. C’est ainsi que D. Ogilvy invite sans complexes les jeunes publicitaires à le singer : « Ce n’est pas une mauvaise chose d’apprendre le métier de publicitaire en copiant vos aînés, et les meilleurs. Helmut Krone, un des directeurs artistiques les plus inventifs, dit un jour : “J’ai récemment demandé à un de nos rédacteurs ce qui était le plus important, faire un truc à soi ou la meilleure publicité possible. La réponse fut : “Faire un truc à moi”. Je ne suis pas du tout d’accord. J’aimerais proposer une nouvelle idée pour notre époque : jusqu’à ce que vous ayez une meilleure idée, copiez. J’ai copié Bob Gage pendant cinq ans, j’ai même copié la taille de ses interlignes. Et Bob avait lui-même copié Paul Rand, et Rand avait d’abord copié un typographe allemand du nom de Tschichold”. Moi aussi, j’ai commencé par copier ».

L’imitation publicitaire diffère donc de la copie artistique dans la mesure où, dans la seconde, il s’agit d’un simple exercice de style. Lorsque la copie artistique est diffusée ou commercialisée, c’est en principe en tant que copie déclarée. Dans la première, la copie n’est plus un simple exercice de style. Elle se trouve, au contraire, au service de la création publicitaire : on conseille au jeune publicitaire de singer ses pairs, comme le pigiste stagiaire s’inspire des grands reporters pour rédiger ses premiers faits divers.

« Je ne sais faire qu’une seule chose, c’est rebondir sur le travail des autres »

La pratique de la copie est à tel point ordinaire en publicité que les agences d’une certaine envergure ont systématisé le procédé. En introduction à la troisième partie de son ouvrage sur la disruption, intitulée « Méthodologie de la Disruption », J.-M. Dru part d’une forme de clairvoyance modeste selon laquelle « je ne sais faire qu’une seule chose, c’est rebondir sur le travail des autres ». Pour se faire, l’agence BDDP a mis en place une « Banque mondiale des disruptions », véritable répertoire des campagnes marquantes dans l’histoire, classées selon des critères disruptifs (convention, disruption, vision) permettant d’opérer des recherches sélectives selon les problèmes rencontrés.

Sources pertinentes :
  • ComAnalysis
  • Joe La Pompe

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mardi, décembre 11, 2007

Final Fantasy Advent Children - Victime de Plagiat

La cour de justice de Seoul a condamné vendredi dernier Fantom Entertainment Company pour une plainte de plagiat déposée par Square Enix. "Il est flagrant que Fantom Entertainment Company a enfrein le droit de propriété intellectuelle en utilisant illégalement 80% de l'histoire, des décors, des personnages, leurs codes vestimentaires et leur attitude, provenant de Final Fantasy Advent Children".

L'objet du délit ? Un video clip de la chanteuse de k-pop (pop coréenne) Ivy pour son single "Temptation of Sonata".

Reconnu coupable, Fantom Entertainment devra payer une amende de 10 millions de Won (10 900 dollars) et 6 millions de won (6 500 dollars) à Lee Han-woo président de Fantom et Hong réalisateur du clip.

Pour vous faire votre opinion jetez un coup d'oeil au video clip de Ivy puis à la comparaison entre le clip et l'extrait Final Fantasy : Advent Children.


Ivy - Temptation of Sonata



Ivy VS. Final Fantasy : Advent Children

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mercredi, janvier 17, 2007

Le Plagiat selon Paris Hilton

Paris Hilton prise la main dans la confiture - en train de plagier le célèbre tube de UB40, kingstown Town !

Née le 17 février 1981 à New York, Paris Whitney Hilton est l'une des héritières de l'empire des hôtels Hilton. Mannequin à ses heures, chanteuse, actrice, elle est surtout membre de la jet set à plein temps.

Elle est de toutes les soirées et de toutes les pages de presse people. Elle est en 2006 la personne mondiale la plus exposée médiatiquement, bien que beaucoup s'accordent à constater qu'en dehors des futiles extravagances que sa fortune lui permet, rien ne saurait justifier celà...

En 2005, Paris Hilton a gagné environ 200 Millions de $. Son revenu annuel pour 2006 est estimé à plus de 300 Millions de $

Voici Paris Hilton prise la main dans le sac à main - en train de plagier kingstown Town le tube légendaire de UB40!



Paris Hilton règne sur Google

Intéressant à noter : comme chaque année, Google publie son Zeitgeist, classement des recherches les plus demandées au moteur de recherche durant l’année écoulée. Et pour l'année 2006, c’est sans surprise Paris Hilton qui rafle la première place de ce classement, côté actualités.

Paris Hilton sings to Hugh Hefner


La personnalité la plus exposée médiatiquement en 2006 l’aura également été sur Google Actualités. Derrière, Orlando Bloom prend la deuxième place devant le Cancer, visiblement une préoccupation plus “sérieuse” des internautes en 2006.

Du côté des recherches traditionnelles, la première place est occupée par une petite surprise, le site communautaire Bebo, qui bien que relativement peu connu en France a déjà réussi à recruter plus de 20 millions de membres. Le communautaire reste à l’honneur, puisque MySpace est classé deuxième, devant l’expression World Cup, attendue en cette année de coupe du monde footballistique. Toujours dans le communautaire, on trouve au hasard du Metacafe (4ème) ou même Wikipedia (6ème).

UB40


Dommage que le groupe UB40 - formé à Birmingham en Angleterre - en 1978 ne soit plus aussi médiatisé que Paris Hilton ! Sur le titre One in Ten, UB 40 s'en prenait avec courage à la politique de lutte contre le chômage de Margaret Thatcher !

UB 40 s'est imposé comme l'un des groupes reggae les plus appréciés du grand public dans les décennies 80 et 90. Le groupe a signé de nombreux cartons, dont les singles Red Red Wine, Kingston Town et I Got You Babe !

Source :

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vendredi, novembre 03, 2006

Attention au plagiat sur Internet !

Source : Micro Hebdo

Internet n'est pas un espace de non-droit, et la loi protège tous les auteurs de créations originales.

Les procédés modernes de communication ne suppriment pas le délit de contrefaçon, de sorte que la reproduction de n'importe quel élément protégé (titre, texte, composition typographique, illustration, couverture...) est interdite sans l'accord de l'auteur.

Lorsqu'il porte atteinte aux droits de l'auteur, le plagiat est considéré comme une contrefaçon, délit civil et pénal dont les peines ont été augmentées par la loi Perben II (jusqu'à 3 ans de prison et 300 000 euros d'amende).

La suite de l'article de Maître Isabelle Pottier ici

web plagiarism

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samedi, octobre 28, 2006

Reflexions sur le plagiat - Thierry Ardisson

Réflexions sur le plagiat - Le cas thierry Ardisson (concepteur rédacteur de 1972 à 1987)

"Zinzolin", c'est le terme qui selon les Confessions page 292 , a été à l'origine d'un mini scandale, lors de la sortie de Pondichéry.

A l'époque, l'écrivain avait avoué sur Europe 1 qu'il avait copié 6 pages d'un autre livre. Fidèle à son style direct, Ardisson raconte comment l'aveu du plagiat lui a coupé les ailes.

Confessions, page 293 :

« Là, normal, j'en prends plein la gueule. C'est clair, ceux qui n'avouent pas, on les fait pas chier autant. Si j'avais nié, on m'aurait cassé les couilles pendant trois semaines, et tout le monde serait passé à autre chose. [?] Tandis que là, c'est la curée. Et puis, on m'en parle depuis dix ans de ces dix pages recopiées sur les 300 que comporte le livre ! J'ai pris 10 piges ! Y a des jours, je ne sais pas si toutes les vérités sont bonnes à dire. »

10 ans plus tard, quelqu'un découvre qu'il a plagié au moins 10 fois plus ! Un étudiant répondant au nom de Jean Robin se serait enfermé pendant plusieurs mois voire plusieurs années, et aurait abattu un travail de titan juste pour avoir l'opportunité de rencontrer et de se confronter à Mr Tout le Monde. Que ne ferait on pas pour atteindre nos étoiles ?

Au-delà de cette polémique autour de Thierry Ardisson, on peut se demander où s'arrête l'appropriation d'une expression ou d'une phrase qui nous a marqué ou ébloui et où commence le plagiat.

Effectivement. Qui a commencé à dire : « J'avoue » pour exprimer un accord ? Comment se propage cet usage relativement récent et très probablement éphémère des expressions telles que « Mettre une disquette à quelqu'un » pour dire « Raconter des bobards » ?

Et que dire des émissions copiées sur le modèle de Tout le monde en parle ?

Le problème de la propriété intellectuelle et de sa protection a toujours existé. Mais respecter les règles à la lettre conduirait à des situations absurdes où écrire un livre nécessiterait tellement d'autorisations et de citations des sources que l'opération en deviendrait impossible parce que la mémoire humaine retient beaucoup plus facilement les expressions et les termes qui nous ont plus que les noms des auteurs qui se sont très probablement inspirés d'autres auteurs ou tout simplement de leur entourage, sans compter les influences médiatiques, cinématographiques et télévisuelles.

Je crois que les questions comme la protection de la propriété intellectuelle, ou plus probantes et plus délicates des questions comme l'euthanasie, sont des problèmes qui doivent être, dans certains cas, traitées au niveau individuel.

Oui, apparemment, Thierry Ardisson a plagié. Mais qu'a-t-il volé et à qui ? Parce qu'il y a une énorme différence entre voler le manuscrit ou même une partie du manuscrit d'un auteur cherchant à se faire éditer et s'approprier plus ou moins involontairement une expression ou même un paragraphe qui est devenu vôtre parce que vous l'avez aimé.

Ensuite, il y a une question de reconnaissance. Avouer qu'on a repris une idée, copié un passage parce qu'on a aimé peut parfois être suffisant pour rester intègre.

Alors oui, dans le cas d'Ardisson, il y a eu paraît-il plagiat. Mais y a-t-il eu pillage de propriété intellectuelle ? En l'occurrence, je crois que c'est une question que seul Ardisson doit se poser à lui-même.

Ce qui ne nous empêche pas de nous demander pourquoi, pourquoi Ardisson a copié. Je n'ai pas eu le loisir de lire son oeuvre. Mais d'après ce que j'ai compris de sa biographie, et au vu du titre d'un de ses livres (Cinémoi), je crois qu'Ardisson a toujours été tellement imprégné de littérature et de cinéma qu'il lui est arrivé au moins dans sa jeunesse de confondre la fiction et la réalité.

De mauvais esprits pourraient se demander si l'homme qui incarne à juste titre l'homme du XXIème siècle n'a pas plagié intentionnellement pour faire parler de lui...
Comment en effet croire qu'un écrivain ayant déjà largement prouvé ses talents littéraires (La bilbe, Cinémoi, Rive droite et Louis XX) ressent encore le besoin de plagier ou de copier sur ses petits copains ?

Difficile également de croire qu'Ardisson ignore qu'il ne suffit pas de faire parler de lui pour "relancer les affaires". Je ne lui apprendrai pas que tout dépend de la façon dont on parle de lui, et ce que l'on dit de lui.

Un autre passage des Confessions (page 293) où Thierry Ardisson décrit les réactions de son entourage lors de la sortie de Pondichéry dément l'hypothèse d'une quelconque préméditation ou d'une machination.

« Le plus drôle, c'est que j'ai plein de potes, des journalistes, des romanciers qui m'ont littéralement engueulé : « Thierry, quand on recopie, on photocopie pas, on paraphrase, on commence par la fin, on mélange, on rewrite, on contourne les expressions trop reconnaissables. Personne n'est débile au point de reproduire mot à mot des pages entières. » Eh ben, si : moi ! »

Ne s'agit il pas d'un masochisme inconscient qui l'a poussé à ce geste malheureux ?

Confessions, page 294

« Cette faute m'a complètement coupé les ailes. Mon intérêt pour le travail s'est effondré sous le poids d'une espèce de culpabilité sociale de petit-bourgeois, mais surtout de honte intime. Alors que j'avais connu auparavant quelques succès professionnels, je suis sortie de Pondichéry abattu, déchiré, morveux. Avec ces conneries, c'est mon désir d'écrire que je venais de bousiller pour des années. C'est ce qui pouvait m'arriver de pire. Ouais, c'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute ! Ces histoires font partie de mon image. Et ce n'est pas ce que je préfère dans mon image. Pondichéry, je n'aime pas cette cicatrice-là. »

Un grand merci quand même à ce Jean Robin qui sans le vouloir nous a donné l'occasion de voir un Thierry Ardisson responsable, comme à son habitude, assumant tout avec une gravité légère et étonnante.

Même lorsque plus personne n'en parle, tout le monde en parle encore !

Un dernier mot pour terminer : que signifie zinzolin ?...Rouge violacé, d'après le Petit Robert.


Thierry Ardisson

Ressources pertinentes :

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lundi, septembre 11, 2006

Le plagiat Industriel - La loi de Felson

mardi, août 22, 2006

Le plagiat chez Walt Disney

vendredi, juillet 14, 2006

Le Plagiat au Cinema

La copie

Betrayed


L'original

Basic Instinct

Cela se passe de commentaires...

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dimanche, juin 18, 2006

4 Bonnes Raisons de citer vos sources !

  1. Pour rendre à César ce qui appartient à César ! C'est une question d'honnêteté. Lorsque vous citez une source en mentionnant son auteur, vous faites remarquer au visiteur de votre site web que le contenu n'est pas de vous.
  2. Pour donner des moyens aux internautes de retracer la source de vos informations. Ils peuvent ainsi aller vérifier cette source et avoir accès à l'information complète
  3. Pour établir la crédibilité de ce que vous présentez. En effet, si vous avancez un fait et que vous pouvez fournir d'autres sources qui le confirment, cela rendra votre affirmation plus solide !
  4. Si vous oubliez de citer vos sources, on pensera peut-être que vous volez les idées des autres en les faisant passer pour les vôtres...C'est une forme de plagiat ! Il faut donc faire attention !
Source :

César

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mercredi, juin 07, 2006

Cleptonaute

Cleptonaute : Kleptonaute, Voleur de contenu, copieur-colleur, rédacteur voleur, plagieur, pompeur, copycat, recopieur, cleptonaute, Fregoli des blogueurs, kleptomaniaque, copiste

Ressources pertinentes :
Comment écrire pour les blogs :

plagiarism

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dimanche, juin 04, 2006

Faites-vous du plagiat sans le savoir ?

Ces 5 cas sont du plagiat :
  1. Vous vous appropriez le travail des autres en le présentant comme le vôtre
  2. Vous copiez-collez sans vergogne des extraits de textes, d'articles, des données sans citer votre source
  3. Vous résumez avec vos propres mots, les idées d'un auteur sans prendre le soin de le citer
  4. Vous vous contenter de paraphraser
  5. Vous traduisez un texte sans citer l'auteur
Ressources pertinentes :

plagiat

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samedi, mai 27, 2006

PLAGIER, c'est voler les mots, les idées ou les statistiques d'une autre personne en les faisant passer pour les vôtres

La traduction partielle ou totale des textes d'autrui constitue une forme de plagiat si la source n'est pas indiquée. Évidemment, on ne peut pas toujours être original. Il est donc tout à fait normal de s'inspirer des écrits et des pensées des autres. Cependant, il faut le faire de façon acceptable afin de ne pas se rendre coupable de plagiat.

Ressources Pertinentes :


Doisneau - Les écoliers!

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Le plagiat sur Internet - Retailleau Fabrice : les Confessions d'un ex « kleptonaute »

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Version intégrale (non censurée) du droit de réponse adressé à Adscriptor le 22 mai 2006 02:17
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Le plagiat sur Internet - Retailleau Fabrice : les Confessions d'un ex « kleptonaute » malgré lui
« Je n'ai pu m'empêcher de mettre la main dans le pot de confiture (je sais...c'est très mal) alors que j'aurais du me retrousser les manches et les mettre dans le cambouis de l'écriture (comme je l'ai toujours fait)...mais que voulez-vous ?

Pour des raisons personnelles que je ne souhaite pas détailler ici - car trop douloureuses - je me suis lancé dans la création «frénétique» de Blogs (13 blogs pour le seul mois de janvier 2006 ! voir annexe)... ce n'est pas une justification...c'est juste une précision... j'ai mis les mains dans le sucre du plagiat et je me suis "carbonisé" comme d'autres avant moi (littérature, peinture, industrie, écoles, universités, musique, cinéma, télévision mais ne comptez pas sur moi pour vous citer quelques noms célèbres, je n'ai pas pour habitude de montrer les gens du doigt même quand ils ont commis une faute)... au moins, j'ai tenté et expérimenté quelque chose (voir commentaire de kilroy) et j'ai attiré l'attention de Jean-Marie qui s'est intéressé à mon cas... Ma galaxie virtuelle, c'est bien plus de 40 blogs... Peut-être finirez-vous par les découvrir au hasard de vos surfs ?

Dans le monde réel, la kleptomanie se caractérise par des vols impulsifs, sans organisation, portant la plupart du temps sur des objets sans valeur. Très souvent le kleptomane souhaite inconsciemment « se faire prendre ». Cela peut sembler bizarre mais de nombreuses études le démontrent.

Mes emprunts ponctuels (sans maquillage) n'avaient pas de motifs financiers. Je ne les ai pas prémédités. J'ai toujours agi seul, sans aucune aide extérieure. Même si mon intention n'était pas de nuire, je suis conscient de ne pas avoir agi correctement en collectant et en centralisant dans mes « blogs concepts » certaines informations que je trouvais pertinentes...et certains liens que je trouvais utiles. J'ai également écrit quelques billets quand j'en avais le temps ou l'envie...

Je dois préciser à tous que mon CV n'est ni "truqué" , ni "pompé" comme le suggère Jean Marie... que j'espère (pourquoi pas) avoir la chance de rencontrer un jour puisqu'il me témoigne autant d'intérêt...C'est promis Jean-Marie, je mettrais plus d'énergie à développer mon propre contenu plutôt qu'à l'emprunter à Pierre et Paul... Je ne sais pas si je vais faire un carton (ce n'était d'ailleurs pas mon objectif) mais c'est gentil de le penser et de me reconnaître un certain talent... Les gens qui me connaissent savent pourquoi j'ai "dérapé" sur ce coup là... Et ils me comprennent...Tout n'est pas si simple en effet !!! Christophe Rocancourt ne l'est pas devenu du jour au lendemain...

En attendant, j'aimerais savoir comment je peux continuer à centraliser les informations qui m'intéressent dans certains de mes blogs-notes virtuels sans risquer de passer pour un kleptonaute, un voleur de contenu, un copieur-colleur, un rédacteur voleur, un récidiviste, un plagieur, un pompeur, un copycat, un recopieur, un cleptonaute, un kleptomaniaque, un copiste, un fregoli des blogueurs... Comment reprendre un contenu pertinent de façon légale ?

Je sais que ce n'est pas une excuse mais j'ai été souvent plagié dans le monde réel... et comme Effisk j'ai fini par prendre la chose du bon côté : le plagiat est en effet d'une certaine façon la reconnaissance de la valeur d'un travail bien fait ! J'ai été copié dès mes débuts...ce qui prouve que je fais du bon boulot ! Je n'ai jamais attaqué les auteurs tout simplement parce que c'est inutile (il s'agissait essentiellement de mailings, d'annonces presse, etc.) et parce que je préfère mettre mon énergie créative ailleurs...au service des résultats et du retour sur investissement ! Et croyez-moi dans ce domaine le plagiat ça marche pas !!! Mais ça...ceux qui n'ont jamais vendu par écrit ne le savent pas...et surtout pas ERAZOR qui n'a pas encore compris que j'étais devenu malgré moi " l'arrosé arroseur "

Je remercie les personnes indulgentes qui me soutiennent ou qui m'ont compris (elles se reconnaîtront) et qui ont des jugements plus nuancés sur cette triste affaire dont je ne suis pas fier mais qui a au moins l'avantage de soulever quelques questions intéressantes... et de faire parler de moi ! Pour les autres allez-y ne vous gênez pas !!! Faites du bruit ! Hurlez avec les loups! Faites du « google bombing » ...Laissez-vous aller à vos plus bas instincts ! C'est tellement courageux derrière un écran ! Tellement jouissif ! Vous m'auriez sûrement dénoncé à la Kommandantur pendant l'occupation, n'est-ce pas ?

Annexe :

Voici en bonus pour ceux que ça intéresse :

La Chronologie de ma blogosphère, Le royaume enchanté de kleptonaute (mot inventé par JM : le seul qui ait fait un véritable travail d'analyse...Malgré quelques erreurs d'appréciation - et non pas du "Paris Match" ou du "Libération" comme d'autres). Voici donc ma galaxie virtuelle : la partie visible de l' iceberg en fait !!!

2003-2006

Conseils et Solutions en Marketing Direct (mon premier "bébé")

Juin 2005

Copywriting Secrets ( mon premier blog)

Novembre 2005

Chagrin Amoureux (mon second blog)
Concepteur Rédacteur
Conseil Marketing Direct
Web Marketing Secrets
Accroches Hypnotiques
Concepteur Multimédia
Copywriter Indépendant

Décembre 2005

Big Brother
Les Actrices

Janvier 2006

Anti Drogues
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Malcolm Saint Juste
Stratégies
Marketing Interactif
Message Subliminal
About Google
Attrape-Nigauds
Retailleau Fabrice
Waouh!
Charlatans et Escrocs
Énigmes et Paradoxes
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à suivre...

A bientôt ...ici... ou dans la vraie vie !

Retailleau Fabrice, alias Cool Raoul, Scott Valmont, Malcolm Saint Juste, Serge Karamazov, Robert Langdon, George Orwell, James West, Fabrice Retailleau, Concepteur Rédacteur, Copywriter, Concepteur multimédia

Je crois qu'en fait j'ai fait tous ces blogs ou sites web pour attirer l'attention d'une seule personne... mais comme elle va très peu sur internet...


"Regarde la poutre qui est dans ton oeil avant de regarder la paille qui est dans celle de ton voisin." (La Bible)

»

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Cleptonaute

vendredi, mai 26, 2006

Comment détecter et déjouer un plagiat sur internet

Columbo - Comment détecter, déjouer, dissuader le plagiat sur internet


Comment confondre un kleptonaute sur le web ? Voici 2 solutions simples pour détecter un plagiat sur internet :
  1. Une solution simple pour débusquer un kleptonaute sur le web consiste par exemple à sélectionner une portion de texte assez longue, puis à la copier, à la coller entre guillemets dans un moteur de recherche comme Google, puis à lancer la recherche. Le moteur retracera alors toutes les pages Web contenant la suite de mots placée entre guillemets.

  2. Autre astuce pour démasquer un kleptonaute sur le web : Utilisez Copyscape, le célèbre moteur de recherche de plagiat sur Internet. Soumettez lui une page, il retrouvera rapidement si des extraits de celle-ci ont été copiés par le kleptonaute sur un autre site.

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Cleptonaute

samedi, avril 01, 2006

Les 10 Commandements Du Computer Ethics Institute

Source : Computer Ethics Institute
  1. Tu n'utiliseras point l'ordinateur pour causer un préjudice à autrui
  2. Tu ne t'immisceras point dans le travail informatique d'autrui
  3. Tu ne fouineras point dans les fichiers d'autrui
  4. Tu n'utiliseras point un ordinateur pour voler
  5. Tu n'utiliseras point un ordinateur pour porter un faux témoignage
  6. Tu n'utiliseras ou ne copieras un logiciel que tu n'as point payé
  7. Tu n'utiliseras point les ressources d'autrui sans autorisation
  8. Tu ne voleras pas la propriété intellectuelle d'autrui
  9. Tu réfléchiras aux conséquences de ton programme pour l'humanité
  10. Tu n'utiliseras l'ordinateur qu'avec considération et respect pour autrui

Computer ethics

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Jean Marie Le Ray Adscriptor
Le lynchage sur Internet
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